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{"id":2374,"date":"2023-06-02T21:32:59","date_gmt":"2023-06-02T21:32:59","guid":{"rendered":"https:\/\/atriumphilosophicum.es\/home\/?post_type=yada_wiki&#038;p=2374"},"modified":"2023-06-02T21:37:23","modified_gmt":"2023-06-02T21:37:23","slug":"prefacio-a-los-principia-philosophiae","status":"publish","type":"yada_wiki","link":"https:\/\/atriumphilosophicum.es\/home\/wiki\/prefacio-a-los-principia-philosophiae\/","title":{"rendered":"Prefacio a los Principia Philosophiae"},"content":{"rendered":"<p>Textos\u00a0 de Filosof\u00eda Moderna<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2375 aligncenter\" src=\"https:\/\/atriumphilosophicum.es\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Principia_1644.jpeg\" alt=\"\" width=\"149\" height=\"200\" \/><\/p>\n\n<h1 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: georgia, palatino, serif;\">Lettre de l&#8217;auteur a celui qui a traduit le livre. Laquelle peut ici servir de Pr\u00e9face<\/span><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: georgia, palatino, serif;\">Monsieur,<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: georgia, palatino, serif;\">La version que vous avez pris la peine de faire de mes Principes est si nette et si accomplie, qu\u2019elle me fait esp\u00e9rer qu\u2019ils seront lus par plus de personnes en fran\u00e7ais qu\u2019en latin, et qu\u2019ils seront mieux entendus. J\u2019appr\u00e9hende seulement que le titre n\u2019en rebute plusieurs qui n\u2019ont point \u00e9t\u00e9 nourris auxlettres, ou bien qui ont mauvaise opinion de la philosophie : \u00e0 cause que celle qu\u2019on leur a enseign\u00e9e ne les a pas content\u00e9s ; et cela me fait croire qu\u2019il serait bon d\u2019y ajouter une pr\u00e9face qui leur d\u00e9clar\u00e2t quel est le sujet du livre, quel dessein j\u2019ai eu en l\u2019\u00e9crivant, et quelle utilit\u00e9 on en peut tirer. Mais encore que ce serait \u00e0 moi de faire cette pr\u00e9face, \u00e0 cause que je dois savoir ces choses-l\u00e0 mieux qu\u2019aucun autre, je ne puis rien obtenir de moi-m\u00eame sinon que je mettrai ici en [2] abr\u00e9g\u00e9 les principaux points qui me semblent y devoir \u00eatre trait\u00e9s ; et je laisse \u00e0 votre discr\u00e9tion d\u2019en faire telle part au public que vous jugerez \u00eatre \u00e0 propos.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: georgia, palatino, serif;\">J\u2019aurais voulu premi\u00e8rement y expliquer ce que c\u2019est que la philosophie, en commen\u00e7ant par les choses les plus vulgaires, comme sont : que ce mot philosophie signifie l\u2019\u00e9tude de la sagesse, et que par la sagesse on n\u2019entend pas seulement la prudence dans les affaires, mais une parfaite connaissance de toutes les choses que l\u2019homme peut savoir, tant pour la conduite de sa vie que pour la conservation de sa sant\u00e9 et l\u2019invention de tous les arts ; et qu\u2019afin que cette connaissance soit telle, il est n\u00e9cessaire qu\u2019elle soit d\u00e9duite des premi\u00e8res causes, en sorte que pour \u00e9tudier \u00e0 l\u2019acqu\u00e9rir, ce qui se nomme proprement philosopher, il faut commencer par la recherche de ces premi\u00e8res causes, c\u2019est-\u00e0-dire des principes ; et que ces principes doivent avoir deux conditions : l\u2019une, qu\u2019ils soient si clairs et si \u00e9vidents que l\u2019esprit humain ne puisse douter de leur v\u00e9rit\u00e9, lorsqu\u2019il s\u2019applique avec attention \u00e0 les consid\u00e9rer ; l\u2019autre, que ce soit d\u2019eux que d\u00e9pende la connaissance des autres choses, en sorte qu\u2019ils puissent \u00eatre connus sans elles, mais non pas r\u00e9ciproquement elles sans eux ; et qu\u2019apr\u00e8s cela il faut t\u00e2cher de d\u00e9duire tellement de ces principes la connaissance des choses qui en d\u00e9pendent, qu\u2019il n\u2019y ait rien en toute la suite des d\u00e9ductions qu\u2019on en fait qui ne soit tr\u00e8s manifeste. Il n\u2019y a v\u00e9ritablement que Dieu seul qui soit parfaitement sage, c\u2019est-\u00e0-dire qui ait l\u2019enti\u00e8re connaissance [3] de la v\u00e9rit\u00e9 de toutes choses ; [\u2026]<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: georgia, palatino, serif;\">J\u2019aurais ensuite fait consid\u00e9rer l\u2019utilit\u00e9 de cette philosophie, et montr\u00e9 que, puisqu\u2019elle s\u2019\u00e9tend \u00e0 tout ce que l\u2019esprit humain peut savoir, on doit croire que c\u2019est elle seule qui nous distingue des plus sauvages et barbares, et que chaque nation est d\u2019autant plus civilis\u00e9e et polie que les hommes y philosophent mieux ; et ainsi que c\u2019est le plus grand bien qui puisse \u00eatre en un \u00c9tat que d\u2019avoir de vrais philosophes. Et outre cela que, pour chaque homme en particulier, il n\u2019est pas seulement utile de vivre avec ceux qui s\u2019appliquent \u00e0 cette \u00e9tude, mais qu\u2019il est incomparablement meilleur de s\u2019y appliquer soi-m\u00eame ; comme sans doute il vaut beaucoup mieux se servir de ses propres yeux pour se conduire, et jouir par m\u00eame moyen de la beaut\u00e9 des couleurs et de la lumi\u00e8re, que non pas de les avoir ferm\u00e9s et suivre la conduite d\u2019un autre ; mais ce dernier est encore meilleur que de les tenir ferm\u00e9s et n\u2019avoir que soi pour se conduire. C\u2019est proprement avoir les yeux ferm\u00e9s, sans t\u00e2cher jamais de les ouvrir, que de vivre sans philosopher ; et le plaisir de voir toutes les choses que notre vue d\u00e9couvre n\u2019est point comparable \u00e0 la satisfaction que donne la connaissance de celles qu\u2019on trouve par la philosophie ; et, enfin, cette \u00e9tude est plus n\u00e9cessaire pour r\u00e9gler nos m\u0153urs et nous conduire en cette vie, que n\u2019est l\u2019usage de nos yeux [4] pour guider nos pas. Les b\u00eates brutes, qui n\u2019ont que leur corps \u00e0 conserver, s\u2019occupent continuellement \u00e0 chercher de quoi le nourrir ; mais les hommes, dont la principale partie est l\u2019esprit, devraient employer leurs principaux soins \u00e0 la recherche de la sagesse, qui en est la vraie nourriture ; et je m\u2019assure aussi qu\u2019il y en a plusieurs qui n\u2019y manqueraient pas, s\u2019ils avaient esp\u00e9rance d\u2019y r\u00e9ussir, et qu\u2019ils sussent combien ils en sont capables. Il n\u2019y a point d\u2019\u00e2me tant soit peu noble qui demeure si fort attach\u00e9e aux objets des sens qu\u2019elle ne s\u2019en d\u00e9tourne quelquefois pour souhaiter quelque autre plus grand bien, nonobstant qu\u2019elle ignore souvent en quoi il consiste. Ceux que la fortune favorise le plus, qui ont abondance de sant\u00e9, d\u2019honneurs, de richesses, ne sont pas plus exempts de ce d\u00e9sir que les autres ; au contraire, je me persuade que ce sont eux qui soupirent avec le plus d\u2019ardeur apr\u00e8s un autre bien, plus souverain que tous ceux qu\u2019ils poss\u00e8dent. Or, ce souverain bien consid\u00e9r\u00e9 par la raison naturelle sans la lumi\u00e8re de la foi, n\u2019est autre chose que la connaissance de la v\u00e9rit\u00e9 par ses premi\u00e8res causes, c\u2019est-\u00e0-dire la sagesse, dont la philosophie est l\u2019\u00e9tude. Et, parce que toutes ces choses sont enti\u00e8rement vraies, elles ne seraient pas difficiles \u00e0 persuader si elles \u00e9taient bien d\u00e9duites.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: georgia, palatino, serif;\">Mais parce qu\u2019on est emp\u00each\u00e9 de les croire, par l\u2019exp\u00e9rience qui montre que ceux qui font profession d\u2019\u00eatre philosophes sont souvent moins sages et moins raisonnables que d\u2019autres qui en se sont jamais appliqu\u00e9s \u00e0 cette \u00e9tude, j\u2019aurais ici sommairement expliqu\u00e9 [5] en quoi consiste toute la science qu\u2019on a maintenant, et quels sont les degr\u00e9s de sagesse auxquels on est par venu. Le premier ne contient que des notions qui sont si claires d\u2019elles-m\u00eames qu\u2019on les peut acqu\u00e9rir sans m\u00e9ditation ; le second comprend tout ce que l\u2019exp\u00e9rience des sens fait conna\u00eetre ; le troisi\u00e8me, ce que la conversation des autres hommes nous enseigne ; \u00e0 quoi l\u2019on peut ajouter, pour le quatri\u00e8me, la lecture, non de tous les livres, mais particuli\u00e8rement de ceux qui ont \u00e9t\u00e9 \u00e9crits par des personnes capables de nous donner de bonnes instructions, car c\u2019est une esp\u00e8ce de conversation que nous avons avec leurs auteurs. Et il me semble que toute la sagesse qu\u2019on a coutume d\u2019avoir n\u2019est acquise que par ces quatre moyens ; car je ne mets point ici en rang la r\u00e9v\u00e9lation divine, parce qu\u2019elle en nous conduit pas par degr\u00e9s, mais nous \u00e9l\u00e8ve tout d\u2019un coup \u00e0 une croyance infaillible. Or, il y a eu de tout temps de grands hommes qui ont t\u00e2ch\u00e9 de trouver un cinqui\u00e8me degr\u00e9 pour parvenir \u00e0 la sagesse, incomparablement plus haut et plus assur\u00e9 que les quatre autres ; c\u2019est de chercher les premi\u00e8res causes et les vrais principes dont on puisse d\u00e9duire les raisons de tout ce qu\u2019on est capable de savoir ; et ce sont particuli\u00e8rement ceux qui ont travaill\u00e9 \u00e0 cela qu\u2019on a nomm\u00e9s philosophes. Toutefois je ne sache point qu\u2019il y en ait eu jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent \u00e0 qui ce dessein ait r\u00e9ussi. Les premiers et les principaux dont nous ayons les \u00e9crits sont Platon et Aristote, entre lesquels il n y a eu autre diff\u00e9rence sinon que le premier, suivant les traces de son ma\u00eetre Socrate, a ing\u00e9nument confess\u00e9 qu\u2019il [6] n\u2019avait encore rien pu trouver de certain, et s\u2019est content\u00e9 d\u2019\u00e9crire les choses qui lui ont sembl\u00e9 \u00eatre vraisemblables, imaginant \u00e0 cet effet quelques principes par lesquels il t\u00e2chait de rendre raison des autres choses : au lieu qu\u2019Aristote a eu moins de franchise ; et bien qu\u2019il e\u00fbt \u00e9t\u00e9 vingt ans son disciple, et n\u2019e\u00fbt point d\u2019autres principes que les siens, il a enti\u00e8rement chang\u00e9 la fa\u00e7on de les d\u00e9biter, et les a propos\u00e9s comme vrais et assur\u00e9s, quoiqu\u2019il n\u2019y ait aucune apparence qu\u2019il les ait jamais estim\u00e9s tels. Or, ces deux hommes avaient beaucoup d\u2019esprit et beaucoup de la sagesse qui s\u2019acquiert par les quatre moyens pr\u00e9c\u00e9dents, ce qui leur donnait beaucoup d\u2019autorit\u00e9 ; en sorte que ceux qui vinrent apr\u00e8s eux s\u2019arr\u00eat\u00e8rent plus \u00e0 suivre leurs opinions qu\u2019\u00e0 chercher quelque chose de meilleur ; et la principale dispute que leurs disciples eurent entre eux, fut pour savoir si on devait mettre toutes choses en doute, ou bien s\u2019il y en avait quelques-unes qui fussent certaines ; ce qui les porta de part et d\u2019autre \u00e0 des erreurs extravagantes ; car quelques-uns de ceux qui \u00e9taient pour le doute l\u2019\u00e9tendaient m\u00eame jusques aux actions de la vie, en sorte qu\u2019ils n\u00e9gligeaient d\u2019user de prudence pour se conduire ; et ceux qui maintenaient la certitude, supposant qu\u2019elle devait d\u00e9pendre des sens, [\u2026] [7] [\u2026]. C\u2019est un d\u00e9faut qu\u2019on peut remarquer en la plupart des disputes, que la v\u00e9rit\u00e9 \u00e9tant moyenne entre les deux opinions qu\u2019on [7] soutient, chacun s\u2019en \u00e9loigne d\u2019autant plus qu\u2019il a plus d\u2019affection \u00e0 contredire. Mais l\u2019erreur de ceux qui penchaient trop du c\u00f4t\u00e9 du doute ne fut pas longtemps suivie, et celle des autres a \u00e9t\u00e9 quelque peu corrig\u00e9e, en ce qu\u2019on a reconnu que les sens nous trompent en beaucoup de choses. Toutefois je ne sache point qu\u2019on l\u2019ait enti\u00e8rement \u00f4t\u00e9e en faisant voir que la certitude n\u2019est pas dans le sens, mais dans l\u2019entendement seul lorsqu\u2019il a des perceptions \u00e9videntes ; et que pendant qu\u2019on n\u2019a que les connaissances qui s\u2019acqui\u00e8rent par les quatre premiers degr\u00e9s de sagesse, on ne doit pas douter des choses qui semblent vraies en ce qui regarde la conduite de la vie ; mais qu\u2019on ne doit pas aussi les estimer si certaines qu\u2019on ne puisse changer d\u2019avis lorsqu\u2019on y est oblig\u00e9 par l\u2019\u00e9vidence de quelque raison. Faute d\u2019avoir connu cette v\u00e9rit\u00e9, ou bien, s\u2019il y en a qui l\u2019ont connue, faute de s\u2019en \u00eatre servis, la plupart de ceux de ces derniers si\u00e8cles qui ont voulu \u00eatre philosophes ont suivi aveugl\u00e9ment Aristote ; en sorte qu\u2019il ont souvent corrompu le sens de ses \u00e9crits, en lui attribuant diverses opinions qu\u2019il ne reconna\u00eetrait pas \u00eatre siennes s\u2019il revenait en ce monde ; et ceux qui ne l\u2019ont pas suivi, du nombre desquels ont \u00e9t\u00e9 plusieurs des meilleurs esprits, n\u2019ont pas laiss\u00e9 d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 imbus de ses opinions en leur jeunesse, parce que ce sont les seules qu\u2019on enseigne dans les \u00e9coles, ce qui les a tellement pr\u00e9occup\u00e9s qu\u2019ils n\u2019ont pu parvenir \u00e0 la connaissance des vrais principes. Et bien que je les estime tous, et que je ne veuille pas me rendreodieux en les reprenant, je puis donner une preuve de mon dire [8] (que je ne crois pas qu\u2019aucun d\u2019eux d\u00e9savoue), qui est qu\u2019ils ont tous suppos\u00e9 pour principe quelque chose qu\u2019ils n\u2019ont point parfaitement connue. [\u2026]. Or, toutes les conclusions que l\u2019on d\u00e9duit d\u2019un principe qui n\u2019est point \u00e9vident, ne peuvent aussi \u00eatre \u00e9videntes, encore qu\u2019elles en seraient d\u00e9duites \u00e9videmment ; d\u2019o\u00f9 il suit que tous les raisonnements qu\u2019ils ont appuy\u00e9s sur de tels principes n\u2019ont pu leur donner la connaissance certaine d\u2019aucune chose, ni par cons\u00e9quent les faire avancer d\u2019un pas en la recherche de la sagesse. Et s\u2019ils ont trouv\u00e9 quelque chose de vrai, ce n\u2019a \u00e9t\u00e9 que par quelques-uns des quatre moyens ci-dessus d\u00e9duits. Toutefois, je ne veux rien diminuer de l\u2019honneur que chacun d\u2019eux peut pr\u00e9tendre ; je suis seulement oblig\u00e9 de dire, pour la consolation de ceux qui n\u2019ont point \u00e9tudi\u00e9, que tout de m\u00eame qu\u2019en voyageant, pendant qu\u2019on tourne le dos au lieu o\u00f9 l\u2019on veut aller, on s\u2019en \u00e9loigne d\u2019autant [9] plus qu\u2019on marche plus longtemps et plus vite, en sorte que, bien qu\u2019on soit mis par apr\u00e8s dans le droit chemin, on ne peut pas y arriver sit\u00f4t que si on n\u2019avait point march\u00e9 auparavant ; ainsi, lorsqu\u2019on a de mauvais principes, d\u2019autant qu\u2019on les cultive davantage et qu\u2019on s\u2019applique avec plus de soin \u00e0 en tirer diverses cons\u00e9quences, pensant que ce soit bien philosopher, d\u2019autant s\u2019\u00e9loigne-t-on davantage de la connaissance de la v\u00e9rit\u00e9 et de la sagesse : d\u2019o\u00f9 il faut conclure que ceux qui ont le moins appris de tout ce qui a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 jusques ici philosophie sont les plus capables d\u2019apprendre la vraie.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: georgia, palatino, serif;\">Apr\u00e8s avoir bien fait entendre ces choses, j\u2019aurais voulu mettre ici les raisons qui servent \u00e0 prouver que les vrais principes par lesquels on peut parvenir \u00e0 ce plus haut degr\u00e9 de sagesse, auquel consiste le souverain bien de la vie humaine, sont ceux que j\u2019ai mis en ce livre ; et deux seules sont suffisantes \u00e0 cela, dont la premi\u00e8re est qu\u2019ils sont tr\u00e8s clairs ; et la seconde, qu\u2019on en peut d\u00e9duire toutes les autres choses ; car il n\u2019y a que ces deux conditions qui soient requises en eux. Or, je prouve ais\u00e9ment qu\u2019ils sont tr\u00e8s clairs : premi\u00e8rement, par la fa\u00e7on dont je les ai trouv\u00e9s, \u00e0 savoir, en rejetant toutes les choses auxquelles je pouvais rencontrer la moindre occasion de douter ; car il est certain que celles qui n\u2019ont pu en cette fa\u00e7on \u00eatre rejet\u00e9es, lorsqu\u2019on s\u2019est appliqu\u00e9 \u00e0 les consid\u00e9rer, sont les plus \u00e9videntes et les plus claires que l\u2019esprit humain puisse conna\u00eetre. Ainsi, en consid\u00e9rant que celui qui veut douter de tout ne peut toutefois douter qu\u2019il ne soit pendant qu\u2019il doute, et que ce [10] qui raisonne ainsi, en ne pouvant douter de soi-m\u00eame et doutant n\u00e9anmoins de tout le reste, n\u2019est pas ce que nous disons \u00eatre notre corps, mais ce que nous appelons notre \u00e2me ou notre pens\u00e9e, j\u2019ai pris l\u2019\u00eatre ou l\u2019existence de cette pens\u00e9e pour le premier principe, duquel j\u2019ai d\u00e9duit tr\u00e8s clairement les suivants, \u00e0 savoir qu\u2019il y a un Dieu qui est auteur de tout ce qui est au monde, et qui, \u00e9tant la source de toute v\u00e9rit\u00e9, n\u2019a point cr\u00e9\u00e9 notre entendement de telle nature qu\u2019il se puisse tromper au jugement qu\u2019il fait des choses dont il a une perception fort claire et fort distincte. Ce sont l\u00e0 tous les principes dont je me sers touchant les choses immat\u00e9rielles ou m\u00e9taphysiques, desquels je d\u00e9duis tr\u00e8s clairement ceux des choses corporelles ou physiques, \u00e0 savoir, qu\u2019il y a des corps \u00e9tendus en longueur, largeur et profondeur, qui ont diverses figures et se meuvent en diverses fa\u00e7ons. Voil\u00e0, en somme tous les principes dont je d\u00e9duis la v\u00e9rit\u00e9 des autres choses. L\u2019autre raison qui prouve la clart\u00e9 de ces principes est qu\u2019ils ont \u00e9t\u00e9 connus de tout temps, et m\u00eame re\u00e7us pour vrais et indubitables par tous les hommes, except\u00e9 seulement l\u2019existence de Dieu, qui a \u00e9t\u00e9 mise en doute par quelques-uns \u00e0 cause qu\u2019ils ont trop attribu\u00e9 aux perceptions des sens, et que Dieu en peut \u00eatre vu ni touch\u00e9. Mais encore que toutes les v\u00e9rit\u00e9s que je mets entre mes principes aient \u00e9t\u00e9 connues de tout temps de tout le monde, il n\u2019y a toutefois eu personne jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, que je sache, qui les ait reconnues pour les principes de la philosophie, c\u2019est-\u00e0-dire pour telles qu\u2019on en peut [11] d\u00e9duire la connaissance de toutes les autres choses qui sont au monde : c\u2019est pourquoi il me reste ici \u00e0 prouverqu\u2019elles sont telles ; et il me semble ne le pouvoir mieux qu\u2019en le faisant voir par exp\u00e9rience, c\u2019est-\u00e0-dire en conviant les lecteurs \u00e0 lire ce livre. Car encore que je n\u2019y aie pas trait\u00e9 de toutes choses, et que cela soit impossible, je pense avoir tellement expliqu\u00e9 toutes celles dont j\u2019ai eu occasion de traiter, que ceux qui les liront avec attention auront sujet de se persuader qu\u2019il n\u2019est pas besoin de chercher d\u2019autres principes que ceux que j\u2019ai donn\u00e9s pour parvenir \u00e0 toutes les plus hautes connaissances dont l\u2019esprit humain soit capable ; principalement si, apr\u00e8s avoir lu mes \u00e9crits, ils prennent la peine de consid\u00e9rer combien de diverses questions y sont expliqu\u00e9es, et que, parcourant aussi ceux des autres, ils voient combien peu de raisons vraisemblables on a pu donner pour expliquer les m\u00eames questions par des principes diff\u00e9rents des miens. Et, afin qu\u2019ils entreprennent cela plus ais\u00e9ment, j\u2019aurais pu leur dire que ceux qui sont imbus de mes opinions ont beaucoup moins de peine \u00e0 entendre les \u00e9crits des autres et \u00e0 en conna\u00eetre la juste valeur que ceux qui n\u2019en sont point imbus ; tout au contraire de ce que j\u2019ai tant\u00f4t dit de ceux qui ont commenc\u00e9 par l\u2019ancienne philosophie, que d\u2019autant qu\u2019ils y ont plus \u00e9tudi\u00e9, d\u2019autant ils ont coutume d\u2019\u00eatre moins propres \u00e0 bien apprendre la vraie.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: georgia, palatino, serif;\">J\u2019aurais aussi ajout\u00e9 un mot d\u2019avis touchant la fa\u00e7on de lire ce livre, qui est que je voudrais qu\u2019on le parcour\u00fbt d\u2019abord tout entier ainsi qu\u2019un roman, sans [12] forcer beaucoup son attention ni s\u2019arr\u00eater aux difficult\u00e9s qu\u2019on y peut rencontrer, afin seulement de savoir en gros quelles sont les mati\u00e8res dont j\u2019ai trait\u00e9 ; et qu\u2019apr\u00e8s cela, si on trouve qu\u2019elles m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre examin\u00e9es et qu\u2019on ait la curiosit\u00e9 d\u2019en conna\u00eetre les causes, on le peut lire une seconde fois pour remarquer la suite de mes raisons ; [\u2026]<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: georgia, palatino, serif;\">J\u2019ai pris garde, en examinant le naturel de plusieurs esprits, qu\u2019il n\u2019y en a presque point de si grossiers ni de si tardifs qu\u2019ils ne fussent capables d\u2019entrer dans les bons sentiments et m\u00eame d\u2019acqu\u00e9rir toutes les plus hautes sciences, s\u2019ils \u00e9taient conduits comme il faut. Et cela peut aussi \u00eatre prouv\u00e9 par raison : car, puisque les principes sont clairs et qu\u2019on n\u2019en doit rien d\u00e9duire que par des raisonnements tr\u00e8s \u00e9vidents, on a toujours assez d\u2019esprit pour entendre les choses qui en d\u00e9pendent. Mais, outre l\u2019emp\u00eachement des pr\u00e9jug\u00e9s, dont aucun n\u2019est enti\u00e8rement exempt, bien que ce sont ceux qui ont le plus \u00e9tudi\u00e9 les mauvaises sciences auxquels ils nuisent le plus, il arrive presque toujours que ceux qui ont l\u2019esprit [13] mod\u00e9r\u00e9 n\u00e9gligent d\u2019\u00e9tudier, parce qu\u2019ils n\u2019en pensent pas \u00eatre capables, et que les autres qui sont plus ardents se h\u00e2tent trop, d\u2019o\u00f9 vient qu\u2019ils re\u00e7oivent souvent des principes qui ne sont pas \u00e9vidents, et qu\u2019ils en tirent des cons\u00e9quences incertaines. C\u2019est pourquoi je voudrais assurer ceux qui se d\u00e9fient trop de leurs forces qu\u2019il n\u2019y a aucune chose en mes \u00e9crits qu\u2019ils ne puissent enti\u00e8rement entendre s\u2019ils prennent la peine de les examiner ; et n\u00e9anmoins aussi avertir les autres que m\u00eame les plus excellents esprits auront besoin de beaucoup de temps et d\u2019attention pour remarquer toutes les choses que j\u2019ai eu dessein d\u2019y comprendre.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: georgia, palatino, serif;\">En suite de quoi, pour faire bien concevoir quel but j\u2019ai eu en les publiant, je voudrais ici expliquer l\u2019ordre qu\u2019il me semble qu\u2019on doit tenir pour s\u2019instruire. Premi\u00e8rement, un homme qui n\u2019a encore que la connaissance vulgaire et imparfaite que l\u2019on peut acqu\u00e9rir par les quatre moyens ci-dessus expliqu\u00e9s doit, avant tout, t\u00e2cher de se former une morale qui puisse suffire pour r\u00e9gler les actions de sa vie, \u00e0 cause que cela ne souffre point de d\u00e9lai, et que nous devons surtout t\u00e2cher de bien vivre. Apr\u00e8s cela, il doit aussi \u00e9tudier la logique, non pas celle de l\u2019\u00c9cole, car elle n\u2019est, \u00e0 proprement parler, qu\u2019une dialectique qui enseigne les moyens de faire entendre \u00e0 autrui les choses qu\u2019on sait, ou m\u00eame aussi de dire sans jugement plusieurs paroles touchant celles qu\u2019on ne sait pas, et ainsi elle corrompt le bon sens plut\u00f4t qu\u2019elle ne l\u2019augmente ; mais celle qui apprend \u00e0 bien conduire [14] sa raison pour d\u00e9couvrir les v\u00e9rit\u00e9s qu\u2019on ignore ; et, parce qu\u2019elle d\u00e9pend beaucoup de l\u2019usage, il est bon qu\u2019il s\u2019exerce longtemps \u00e0 en pratiquer les r\u00e8gles touchant des questions faciles et simples, comme sont celles des math\u00e9matiques. Puis, lorsqu\u2019il s\u2019est acquis quelque habitude \u00e0 trouver lav\u00e9rit\u00e9 en ces questions, il doit commencer tout de bon \u00e0 s\u2019appliquer \u00e0 la vraie philosophie, dont la premi\u00e8re partie est la m\u00e9taphysique, qui contient les principes de la connaissance, entre lesquels est l\u2019explication des principaux attributs de Dieu, de l\u2019immat\u00e9rialit\u00e9 de nos \u00e2mes, et de toutes les notions claires et simples qui sont en nous. La seconde est la physique, en laquelle, apr\u00e8s avoir trouv\u00e9 les vrais principes des choses mat\u00e9rielles, on examine en g\u00e9n\u00e9ral comment tout l\u2019univers est compos\u00e9 ; puis en particulier quelle est la nature de cette terre et de tous les corps qui se trouvent le plus commun\u00e9ment autour d\u2019elle, comme de l\u2019air, de l\u2019eau, du feu, de l\u2019aimant et des autres min\u00e9raux. En suite de quoi il est besoin aussi d\u2019examiner en particulier la nature des plantes, celle des animaux, et surtout celle de l\u2019homme, afin qu\u2019on soit capable par apr\u00e8s de trouver les autres sciences qui lui sont utiles. Ainsi toute la philosophie est comme un arbre, dont les racines sont la m\u00e9taphysique, le tronc est la physique, et les branches qui sortent de ce tronc sont toutes les autres sciences, qui se r\u00e9duisent \u00e0 trois principales, \u00e0 savoir la m\u00e9decine, la m\u00e9canique et la morale ; j\u2019entends la plus haute et la plus parfaite morale, qui pr\u00e9supposant une enti\u00e8re connaissance des autres sciences, est le dernier degr\u00e9 de la sagesse. [15] Or, comme ce n\u2019est pas des racines ni du tronc des arbres qu\u2019on cueille les fruits, mais seulement des extr\u00e9mit\u00e9s de leurs branches, ainsi la principale utilit\u00e9 de la philosophie d\u00e9pend de celles de ses parties qu\u2019on ne peut apprendre que les derni\u00e8res. Mais, bien que je les ignore presque toutes, le z\u00e8le que j\u2019ai toujours eu pour t\u00e2cher de rendre service au public est cause que je fis imprimer, il y a dix ou douze ans, quelques essais des choses qu\u2019il me semblait avoir apprises.<\/span><\/p>\n<h1 style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: georgia, palatino, serif;\">Carta del Autor al Traductor Puede ser estimada como Prefacio<\/span><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: georgia, palatino, serif;\">Vuestra traducci\u00f3n de mis Principios es tan clara y perfecta, que espero que sean le\u00eddos por m\u00e1s personas en franc\u00e9s que en lat\u00edn y que sean mejor comprendidos. S\u00f3lo temo que el t\u00edtulo desaliente a quienes no han seguido estudios o bien a quienes ya se han formado una mala opini\u00f3n de la Filosof\u00eda, pues la que les ha sido ense\u00f1ada no les ha satisfecho. Por todo ello creo que ser\u00eda conveniente incorporar un Prefacio que les diera a conocer cu\u00e1l es el tema del tratado, qu\u00e9 prop\u00f3sito ha guiado su redacci\u00f3n y qu\u00e9 utilidad puede reportar su lectura. Aun cuando parece que deber\u00eda asumir la composici\u00f3n este Prefacio puesto que debo conocer el contenido del tratado mejor que nadie, sin embargo no me cabe otra tarea que la de exponer sucintamente XX1X los principales puntos que, en mi criterio, deber\u00edan ser trazados en \u00e9l mismo; dejo a vuestra discreci\u00f3n el dar a conocer lo que juzgu\u00e9is adecuado.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: georgia, palatino, serif;\">Hubiera explicado, en primer lugar, lo que es la Filosof\u00eda, iniciando la exposici\u00f3n por los temas m\u00e1s difundidos; \u00e9ste es el caso de lo que significa la palabra Filosof\u00eda: el estudio de la Sabidur\u00eda; que por Sabidur\u00eda no s\u00f3lo hemos de entender la prudencia en el obrar, [8] sino un perfecto conocimiento de cuanto el hombre puede conocer, bien en relaci\u00f3n con la conducta que debe adoptar en la vida, bien en relaci\u00f3n con la conservaci\u00f3n de la salud o con la invenci\u00f3n de todas las artes; que para que este conocimiento sea tal, es necesario que sea deducido XX2X de las primeras causas, de suerte que, para intentar adquirirlo, a lo cual se denomina filosofar, es preciso comentar por la investigaci\u00f3n de las primeras causas, es decir, de los Principios XX3X; que estos Principios XX4X deben satisfacer dos condiciones: de acuerdo con la primera han de ser claros y tan evidentes que el esp\u00edritu humano no pueda dudar de su verdad cuando atentamente se dedica a examinarlos; de acuerdo con la segunda, el conocimiento de todas las otras cosas ha de depender de estos principios, de modo que pudieran ser conocidos sin que las otras cosas nos fueran conocidas, pero no a la inversa, esto es, \u00e9stas sin aqu\u00e9llos; adem\u00e1s, es preciso intentar deducir de tal forma de estos principios el conocimiento de todas las cosas que dependen de ellos, que nada haya en toda la serie de deducciones efectuadas que no sea muy manifiesto. S\u00f3lo Dios es perfectamente sabio, es decir, s\u00f3lo Dios posee un conocimiento completo de la verdad de todas las cosas XX5X; [\u2026]<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: georgia, palatino, serif;\">Adem\u00e1s, hubiera inducido a la consideraci\u00f3n de la utilidad de esta Filosof\u00eda y mostrado que, puesto que se extiende a cuanto el esp\u00edritu humano puede saber, se debe creer que s\u00f3lo ella nos distingue de los m\u00e1s salvajes y b\u00e1rbaros y que las naciones son tanto m\u00e1s civilizadas XX6X y educadas, cuanto mejor filosofen sus hombres; as\u00ed pues, disponer de verdaderos Fil\u00f3sofos es el mayor bien que puede acaecer a un Estado. Es m\u00e1s, no s\u00f3lo es \u00fatil para todo hombre vivir en compa\u00f1\u00eda de quienes se dedican a este estudio, sino que es incomparablemente mejor que cada hombre se entregue al mismo, tal y como, sin duda alguna, es mucho m\u00e1s deseable servirse de los propios ojos para orientarse y para disfrutar de la belleza de los colores y de la luz que seguir las instrucciones de otro y mantenerlos cerrados. No obstante, esto \u00faltimo es preferible a mantener cerrados los ojos y s\u00f3lo contar con uno mismo para orientarse. Vivir sin filosofar equivale a tener los ojos cerrados sin alentar el deseo de abrirlos; no obstante, el placer de observar todas las cosas que nuestra vista des- [9] \/cubre, no es comparable en modo alguno a la satisfacci\u00f3n que genera el conocimiento de lo que la Filosof\u00eda descubre; m\u00e1s a\u00fan, este estudio es m\u00e1s necesario para reglar nuestras costumbres y nuestra conducta en la vida de lo que lo es el uso de los sentidos para guiar nuestros pasos. Los animales que s\u00f3lo deben conservar su cuerpo, se ocupan de modo constante en buscar con qu\u00e9 alimentarlo; los hombres, sin embargo, cuya parte principal es el esp\u00edritu, deber\u00edan afanarse principalmente en la b\u00fasqueda de la Sabidur\u00eda pues es si verdadero alimento. Seguro estoy de que muchos ser\u00edan los que se entregar\u00edan a tal fin si tuvieran esperanza de lograr \u00e9xito y sospecharan de cu\u00e1nto son capaces. No hay alma por poco noble que sea, que permanezca tan aferrada a los objetos de los sentidos que no llegue a distanciarse de ellos como para no desear en alg\u00fan momento alg\u00fan otro bien aun cuando frecuentemente ignore en qu\u00e9 consiste. Quienes son m\u00e1s favorecidos por la fortuna, quienes gozan de buena salud, disfrutan de honores, riqueza, no est\u00e1n m\u00e1s libres de este deseo que los restantes hombres; por el contrario, estoy persuadido de que ellos son quienes persiguen m\u00e1s ardientemente alg\u00fan otro bien, m\u00e1s soberano que todos cuantos poseen. Ahora bien, este soberano bien, considerado por la luz natural sin la ayuda de la fe, no es otra cosa que el conocimiento de la verdad por sus primeras causas, es decir, la Sabidur\u00eda, cuyo estudio desarrolla la Filosof\u00eda XX7X. Puesto que cuento he expuesto es verdad, no ser\u00eda dif\u00edcil persuadir de todo ello si fuese adecuadamente expuesto.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: georgia, palatino, serif;\">Ahora bien, habr\u00eda explicado sumariamente en qu\u00e9 consiste toda la ciencia alcanzada y cu\u00e1les son los grados de Sabidur\u00eda a los que ha accedido, ya que la experiencia no nos autoriza a estimar verdadero cuanto he expuesto, pues nos muestra que quienes hacen profesi\u00f3n de fil\u00f3sofos son frecuentemente menos sabios y menos razonables que otros que nunca se han dedicado a su estudio XX8X. El primero s\u00f3lo contiene nociones que son tan claras por s\u00ed mismas pueden ser obtenidas sin meditaci\u00f3n. El segundo comprende todo cuanto la experiencia de los sentidos nos permite conocer. El tercero, cuanto nos ense\u00f1a la conversaci\u00f3n que mantenemos con otros hombres. El cuarto, permite considerar cuanto se adquiere mediante la lectura, no de todos los libros, sino s\u00f3lo de aquellos que han sido escritos por personas capaces de otorgar buenas ense\u00f1anzas, ya que su lectura es una especie de conversaci\u00f3n que mantenemos con sus autores. Estimo que cuanta Sabidur\u00eda se acostumbra a poseer, s\u00f3lo se [10] adquiere mediante estos medios, pues no incluyo la revelaci\u00f3n divina ya que no nos conduce gradualmente, sino que nos eleva de golpe a una creencia infalible. Mas en todas las \u00e9pocas los hombres eminentes han intentado hallar un quinto grado, incomparablemente m\u00e1s alto y seguro que los otros cuatro, para acceder a la Sabidur\u00eda; consiste en indagar las primeras causas y los verdaderos Principios a partir de los cuales se pudiera deducir las razones de todo cuanto se puede saber; a quienes se han afanado en ello es a los que se denomina Fil\u00f3sofos. Sin embargo no s\u00e9 de alguno que haya logrado \u00e9xito en tal tarea. Los primeros y principales cuyos escritos poseemos, son Plat\u00f3n y Arist\u00f3teles; no cabe destacar otra diferencia entre ellos, sino que Plat\u00f3n, siguiendo las huellas de su maestro S\u00f3crates, ha confesado ingenuamente que no hab\u00eda podido acceder al conocimiento de algo cierto y se ha satisfecho con escribir lo que le ha parecido veros\u00edmil, imaginando a tal efecto algunos Principios mediante los cuales intentaba dar raz\u00f3n de otras cosas. Arist\u00f3teles, por el contrario, fue menos franco y, si bien fue disc\u00edpulo de Plat\u00f3n durante veinte a\u00f1os, no formul\u00f3 otros principios que los de Plat\u00f3n aun cuando modific\u00f3 totalmente su exposici\u00f3n, llegando a proponerlos como verdaderos y seguros, aunque no existe apariencia alguna de que los considerara como tales. Estos dos hombres pose\u00edan un talento y Sabidur\u00eda muy superior a la que cabe obtener mediante los medio anteriormente expuestos; tal es la raz\u00f3n de su gran autoridad, de suerte que cuantos les sucedieron, se atuvieron preferentemente a seguir sus opiniones y no a indagar algo mejor. La principal disputa mantenida por sus disc\u00edpulos tuvo por objeto discernir si se deb\u00edan poner en duda todas las cosas o si, por el contrario, algunas eran ciertas. Unos y otros se vieron arrastrados a defender errores extravagantes: quienes estaban a favor de la duda, la hac\u00edan extensiva incluso a las acciones de la vida, de modo que menospreciaban conducirse con prudencia; quienes defend\u00edan la certeza, suponiendo que deb\u00eda depender de los sentidos, les otorgaban una completa confianza, [\u2026]. Se percibe, pues, un defecto que suele constatarse en la mayor parte de las disputas: residiendo la verdad en el t\u00e9rmino medio de las dos opiniones opuestas, tanto m\u00e1s se aleja de ella cada uno de los que polemizan, cuanto mayor es un prop\u00f3sito de contradecir. Ahora bien, el error de quienes se inclinaban de par- <span style=\"color: #0000ff;\">[11]<\/span> \/te de la duda, no fue mantenido por mucho tiempo; el error de los otros ha sido corregido en cierto modo en la medida en que se ha llegado a reconocer que los sentidos nos enga\u00f1an en muchas circunstancias. Ahora bien, este error no creo que haya llegado a ser extirpado de ra\u00edz, haciendo ver que la certeza no reside en los sentidos, sino en el entendimiento cuando posee percepciones evidentes; que , disponiendo s\u00f3lo de aquellos conocimientos que integran los cuatro primeros grados de Sabidur\u00eda, no debe dudarse de las cosas que parecen verdaderas en lo que a la conducta de la vida se refiere, pero tampoco deben ser estimadas tan ciertas que no pueda modificarse la opini\u00f3n cuando a ello obliga la evidencia de alguna raz\u00f3n. Al desconocer esta verdad, o bien, siendo conocida, al no servirse de ella, la mayor parte de cuantos han deseado ser fil\u00f3sofos en los \u00faltimos a\u00f1os, han seguido ciegamente a Arist\u00f3teles hasta el punto de corromper con frecuencia el sentido de sus escritos, atribuy\u00e9ndole diversas opiniones que, si de nuevo retornara a este mundo, no reconocer\u00eda como propias. Por otra parte, quienes no han seguido a Arist\u00f3teles (entre los cuales han estado varios de los m\u00e1s destacados esp\u00edritus) no han dejado de estar imbuidos de estas opiniones desde su juventud, ya que son las \u00fanicas que se ense\u00f1an en las escuelas; ello ha dado lugar a que su esp\u00edritu est\u00e9 tomado en forma tal por opiniones preconcebidas XX9X que no han podido acceder al conocimiento de los verdaderos principios. Estim\u00e1ndoles a todos y no deseando hacerme odioso al criticarles, puedo aportar una prueba tal de lo expuesto que no pienso que alguno de ellos pueda rechazarla: todo ellos han supuesto como Principio algo que no ha sido perfectamente conocido. [\u2026] Puesto que todas las conclusiones deducidas de un Principio que no es evidente, no pueden ser evidentes, aunque hayan sido deducidas evidentemente, se sigue que cuantos razonamientos han sido fundados sobre tales principios, no han podido facilitarles el conocimiento [12[ cierto de algo, como tampoco, en consecuencia, les ha permitido avanzar en la indagaci\u00f3n de la Sabidur\u00eda. Es m\u00e1s, si han llegado a indagar algo verdadero, ha sido por alguno de los otros caminos descritos. Con todo, no deseo rebajar en nada el honor a que se han hecho acreedores; solamente estoy obligado a decir para consuelo de los que no han estudiado que as\u00ed como al viajar, dando la espalda al punto al que nos hemos de dirigir, tanto m\u00e1s nos alejamos cuanto m\u00e1s tiempo y m\u00e1s r\u00e1pidamente caminamos, de suerte que, colocados en el verdadero camino, nos cabe alcanzar el punto de destino tan pronto como si hubi\u00e9semos permanecido inm\u00f3viles; de igual modo, cuando se asumen falsos Principios, cuanto m\u00e1s se los cultive y cuanto m\u00e1s inter\u00e9s se ponga en obtener consecuencias a partir de ellos, estimando que ello es filosofar correctamente, tanto m\u00e1s nos alejamos del conocimiento de la verdad y de la Sabidur\u00eda. De ello se debe concluir que aquellos que desconocen lo que hasta ahora se ha denominado Filosof\u00eda, son los m\u00e1s capacitados para acceder al conocimiento de la verdadera filosof\u00eda.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: georgia, palatino, serif;\">Despu\u00e9s de haber favorecido una correcta comprensi\u00f3n de estos temas X10X, hubiera deseado exponer en este lugar las razones que sirven para probar que los verdaderos Principios, en raz\u00f3n de los cuales se puede acceder al m\u00e1s alto grado de Sabidur\u00eda, soberano bien de la vida humana, son los que he dado a conocer en este libro. Basta con dos de estas razones: la primera, estos principios son muy claros; la segunda, todas las otras cosas pueden ser deducidas. Es as\u00ed, pues s\u00f3lo estas dos condiciones son requeridas en los principios. Pruebo f\u00e1cilmente que son muy claros: en primer lugar, por la forma en que los he hallado, a saber, rechazando todas las cosas a prop\u00f3sito de las cuales identifico la menor ocasi\u00f3n para dudar, ya que es cierto que las que no han podido ser rechazadas en raz\u00f3n de este criterio, habiendo sidas consideradas con atenci\u00f3n, son las m\u00e1s evidentes y las m\u00e1s claras que el esp\u00edritu humano pueda conocer. As\u00ed, apreciando que quien desea dudar de todo, no puede llegar a dudar de que \u00e9l sea, mientras que est\u00e1 dudando, y que lo que razona de esta forma, no pudiendo dudar de s\u00ed mismo y dudando, sin embargo, de todo lo dem\u00e1s, no es lo que llamamos nuestro cuerpo, sino lo que llamamos nuestra alma o nuestro pensamiento, he tomado como primer principio el ser o la existencia de este pensamiento a partir del cual he deducido muy claramente todos los otros; a saber, que hay un Dios, que es el autor de todo lo que hay en el mundo, y que, siendo la [13] fuente de toda verdad, no ha creado en modo alguno nuestro entendimiento de tal naturaleza que se pudiese enga\u00f1ar al emitir juicio sobre las cosas de las que tiene una percepci\u00f3n que es muy clara y muy distinta. \u00c9stos son todos los principios de los que me sirvo en lo tocante a las cosas inmateriales o Metaf\u00edsicas y a partir de los cuales deduzco muy claramente los principios de las cosas corporales o F\u00edsicas, a saber, que hay cuerpos extensos en longitud, anchura y profundidad, que tienen diversas figuras y se mueven de distintas formas. \u00c9stos son, en suma, los principios a partir de los cuales deduzco la verdad de las otras cosas. La segunda raz\u00f3n que prueba la claridad de estos principios es que han sido conocidos en todas las \u00e9pocas y que, incluso, han sido aceptados como verdaderos e indudables por todos los hombres, exceptuando solamente la existencia de Dios que ha sido puesta en duda por algunos al haber atribuido excesivo valor a las percepciones de los sentidos cuando, por otra parte, Dios no puede ser visto ni tocado. Pero, aunque todas las verdades que sit\u00fao entre mis Principios, hayan sido consideradas desde siempre por todos los hombres, nadie hasta el presente, que yo sepa, las ha considerado de modo que se pudiera deducir el conocimiento de todas las otras cosas que son en el mundo. Tal es la raz\u00f3n por la que debo probar que son tales, no pudiendo hacerlo de forma m\u00e1s adecuada que haci\u00e9ndolo ver por experiencia, es decir, invitando a los lectores a leer esta obra. Pues aunque no trata de todas las cosas, dado que es imposible, pienso haber explicado de tal modo todas aquellas de las que he tenido ocasi\u00f3n para persuadirse de que no es necesario indagar otros principios que los que he expuestos si desean acceder a los conocimientos m\u00e1s elevados de los que el esp\u00edritu humano es capaz. Principalmente si, despu\u00e9s de haber le\u00eddo mis escritos, se toman el cuidado de considerar cu\u00e1n diversas cuestiones han sido explicadas y, recorriendo tambi\u00e9n los escritos de otros, aprecian cu\u00e1n escasas razones veros\u00edmiles han podido aportar para explicar las mismas cuestiones en virtud de Principios diferentes a los m\u00edos. Y, con el fin de que emprender\u00e1n con gusto esta tarea, podr\u00eda haberles expuesto que quienes est\u00e1n imbuidos de mis opiniones son los que tienen una dificultad menor para comprender los escritos de otros y para apreciarlos en su justo valor; acontece todo lo contrario de lo que he dicho de quienes se iniciaron por la antigua Filosof\u00eda: cuanto m\u00e1s se en- [14] \/tretengan con af\u00e1n a su estudio, tanto menos capaces son de comprender la verdadera filosof\u00eda.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: georgia, palatino, serif;\">Tambi\u00e9n habr\u00eda dedicado unas l\u00edneas con la finalidad de advertir acerca de la forma en que este libro debe leerse X11X. Desear\u00eda que se leyese todo \u00e9l y de forma completa como se hace con una novela, esto es, sin forzar en exceso la atenci\u00f3n ni detenerse en las dificultades que puede suscitar su lectura; s\u00f3lo con la finalidad de conocer en conjunto cu\u00e1les son las materias tratadas. Realizada esta lectura y si se consideran merecen ser examinadas y alienta la curiosidad de conocer las causas, puede realizarse una segunda lectura con la finalidad de apreciar la secuencia de mis razones; [\u2026]<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: georgia, palatino, serif;\">He apreciado, al analizar el natural de diversos esp\u00edritus, que no los hay tan rudos ni tan torpes que no sean capaces de nobles sentimientos, e incluso de adquirir todas las m\u00e1s altas ciencias si fueran conducidos tal y como es preciso serlo. Tambi\u00e9n cabe ofrecer una prueba de ello puesto que, siendo los Principios tan claros y no debiendo deducir nada sino mediante razonamientos muy evidentes, siempre se tiene la suficiente capacidad de esp\u00edritu para comprender lo que depende de tales principios. Con independencia del impedimento de los prejuicios, de los que nadie se ve enteramente libre, aun cuando los que son m\u00e1s obstaculizados por ellos son los que han estudiado las falsas ciencias, casi siempre acontece que quienes son de esp\u00edritu moderado no aprecian el estudio por cuanto no se consideran capaces, y que quienes son m\u00e1s vivos, se apresuran en exceso; por ello asumen principios que no son evidentes y obtienen de ellos consecuencias inciertas. Por ello desear\u00eda garantizar a quienes desconf\u00edan en exceso de sus fuerzas, que nada hay en mis escritos que no puedan comprender perfectamente si se toman el cuidado de examinarlos; de igual modo, tambi\u00e9n advertir\u00eda a los segundos que incluso los esp\u00edritus m\u00e1s destacados tendr\u00e1n necesidad de mucho tiempo y atenci\u00f3n para percatarse de todo cuanto he tenido el prop\u00f3sito de exponer.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: georgia, palatino, serif;\">[15] A continuaci\u00f3n y con el fin de facilitar la comprensi\u00f3n del fin perseguido al realizar la publicaci\u00f3n de <i>Los principios<\/i>, proceder\u00eda a explicar el orden al que creo que el lector debe atenerse con el fin de instruirse. Inicialmente, quien s\u00f3lo ha adquirido el conocimiento vulgar e imperfecto que cabe recabar por los cuatro procedimientos descritos con anterioridad, debe ante todo intentar formarse una Moral que pueda bastarse para reglar las acciones de su vida, porque la vida no tolera dilaciones y, adem\u00e1s, porque debemos intentar sobre todo bien vivir X12X. Despu\u00e9s de esto, tambi\u00e9n debe estudiar la L\u00f3gica y no la l\u00f3gica de la Escuela pues, propiamente hablando, s\u00f3lo es una Dial\u00e9ctica que ense\u00f1a los medios para hacer entender a otro lo que ya se sabe, o incluso ense\u00f1a a hablar sin juicio en relaci\u00f3n con aquellas cosas que no se saben, corrompiendo de esta forma el buen sentido en vez de favorecer su desarrollo X13X. Sin embargo, aquella l\u00f3gica ense\u00f1a a conducir adecuadamente la raz\u00f3n para descubrir las verdades que se ignoran, dado que depende en gran medida del uso, es bueno que se ejerza durante largo tiempo mediante la pr\u00e1ctica de las reglas relacionadas con cuestiones f\u00e1ciles y simples, como son las de las Matem\u00e1ticas. Posteriormente, cuando se ha adquirido un cierto h\u00e1bito en el hallazgo de tal tipo de cuestiones, debe dedicarse a la verdadera filosof\u00eda, cuya primera parte expone la Metaf\u00edsica; contiene los principios del conocimiento, entre los cuales se encuentran la explicaci\u00f3n los principales atributos de Dios, de la inmaterialidad de nuestras almas y de todas las nociones claras y simples que poseemos. La segunda parte da a conocer la F\u00edsica; en la misma y despu\u00e9s de haber hallado los verdaderos principios de las cosas materiales, se examina en general c\u00f3mo todo el universo est\u00e1 compuesto; a continuaci\u00f3n, cu\u00e1l es la naturaleza de la Tierra y de todos los cuerpos que m\u00e1s com\u00fanmente se localizan en ella, como es el caso del aire, del agua, del fuego, del im\u00e1n y de otros minerales. Es necesario examinar, a continuaci\u00f3n y de modo particular, la naturaleza de las plantas, de los animales y, sobre todo, del hombre, con el fin de ser capaces de identificar las otras ciencias que pueden reportarle utilidad. De este modo, la totalidad de la Filosof\u00eda se asemeja a un \u00e1rbol, cuyas ra\u00edces son la Metaf\u00edsica, el tronco es la F\u00edsica y las ramas que brotan de este tronco son todas las otras ciencias que se reducen principalmente a tres: a saber, la Medicina, la Mec\u00e1nica y la Moral, entendiendo por \u00e9sta la m\u00e1s alta y perfecta Moral que, presuponiendo un completo conocimiento de las otras ciencias, es el \u00faltimo grado de la Sabidur\u00eda X14X. [16] Y as\u00ed como no se recogen los frutos del tronco ni de las ra\u00edces, sino s\u00f3lo de las extremidades de las ramas, de igual modo la principal utilidad de la Filosof\u00eda depende de aquellas partes de la misma que s\u00f3lo pueden desarrollarse en \u00faltimo lugar. Y aunque las ignore casi todas, el celo que siempre he mantenido por rendir alg\u00fan servicio al p\u00fablico fue la causa de que hiciera imprimir hace doce a\u00f1os algunos ensayos acerca de cuestiones que estimaba conocer.<\/span><\/p>\n<h1 align=\"justify\"><span style=\"font-family: georgia, palatino, serif;\">Comentarios en el Atrium<\/span><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"wiki_cats":[],"wiki_tags":[],"class_list":["post-2374","yada_wiki","type-yada_wiki","status-publish","hentry"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/atriumphilosophicum.es\/home\/wp-json\/wp\/v2\/yada_wiki\/2374","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/atriumphilosophicum.es\/home\/wp-json\/wp\/v2\/yada_wiki"}],"about":[{"href":"https:\/\/atriumphilosophicum.es\/home\/wp-json\/wp\/v2\/types\/yada_wiki"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/atriumphilosophicum.es\/home\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/atriumphilosophicum.es\/home\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2374"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/atriumphilosophicum.es\/home\/wp-json\/wp\/v2\/yada_wiki\/2374\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2378,"href":"https:\/\/atriumphilosophicum.es\/home\/wp-json\/wp\/v2\/yada_wiki\/2374\/revisions\/2378"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/atriumphilosophicum.es\/home\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2374"}],"wp:term":[{"taxonomy":"wiki_cats","embeddable":true,"href":"https:\/\/atriumphilosophicum.es\/home\/wp-json\/wp\/v2\/wiki_cats?post=2374"},{"taxonomy":"wiki_tags","embeddable":true,"href":"https:\/\/atriumphilosophicum.es\/home\/wp-json\/wp\/v2\/wiki_tags?post=2374"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}